Courir les chemins du vivant : comprendre le corridor écologique
Du hérisson qui traverse un talus à l’agile rainette bondissant de mares en prairies, la nature ne connaît pas nos frontières. Pourtant, routes, zones urbaines, mais aussi cultures intensives morcellent les espaces naturels et isolent nombre d’espèces. Les corridors écologiques – aussi appelés trames vertes, bleues, parfois noires (pour les espèces nocturnes) – sont ces passages privilégiés qui permettent la circulation de la faune et de la flore, reliant les milieux de vie et favorisant la diversité biologique.
L’image du ruban n’est pas anodine : penser corridor, c’est penser lien, passage, connectivité. Un arbre aligné sur un chemin, une haie bocagère, un fossé naturel, un bras secondaire d’un fleuve ou une bande enherbée entre champs agricoles peuvent tous constituer un corridor. Ici, entre Loire et marais, bocage et bords d’estuaire, ces liaisons sont partout et nulle part encore nommées.